Attendons les étoiles

09 juillet 2012

Cartes de vacances imaginaires

Ecrit en juillet 2008

(à ne pas prendre au premier degré, je me suis mise dans la peau de personnages)

Cher Peter

Je suis en vacances au Malawi, Malabo, Guinée... En fait je ne sais pas, je suis en Afrique.

Ce pays est affreux! Comme tu pourras le voir sur la carte, ici les gens n'ont aucun goût vestimentaire. Et puis ils sont très pauvres. Trèèèèèèèèèès! Pas comme ces pauvres des Etats-Unis qui gagnent à peine 12 $ de l'heure... Bien pire!

Et je ne comprends pas ce qu'ils disent... Ces abrutis ne sont même pas capables de parler anglais! J'ai appelé mon assistante pour qu'elle m'envoie un traducteur dans les deux heures, afin de traduire de l'africain vers l'anglais. Elle m'a dit que l'africain n'était pas une langue. Mouais ok, peut-être...

Et ici, personne ne me connaît! Quelle honte! Ils ne m'ont jamais entendue à la radio je crois...

Tinkerbell supporte aussi mal le dépaysement que moi.

Nous sommes arrivés hier, nous repartons ce soir.

Pompon sur la mule à talon : ils n'ont jamais entendu parler de l'Ordinateur et ne savent pas utiliser internet!

Je t'embrasse

Paris

 

Cher Brad

Je suis bien arrivée dans la villa où tu vis avec Angelina. Merci pour la non-invitation.

J'ai tondu les roses et pollué le gazon.

Angelina va bien, je lui ai fait boire du gin-désherbant.

Les enfants vont bien également. Je les ai bâillonnés car ils faisaient trop de bruit. Je les ai ligotés, j'en ai eu marre qu'ils veuillent jouer avec moi alors que j'ai mieux à faire (broyer des crevettes, notamment).

J'espère que ton tournage à Los Angeles se passe bien.

Bises,

Mercredi

P.S : si tu cherches les bras des jumeaux... Ils sont enterrés dans le jardin. Je l'ai dit à Angelina, mais vu la taille du terrain, vous ne serez pas trop de deux pour chercher.

Quant aux jumeaux, ils sont bâillonnés et ligotés au radiateur du salon mauve, comme les autres.

 

 

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21 février 2012

La semelle et les terres


Une semelle sur un banc attendait le prince charmant. Elle n’avait même pas de chaussure... Mais il l’aimerait ainsi, elle en était sûre. Puisque tous les goûts sont dans la nature!
Elle ne cherchait pas sa chaussure, car elle ne pensait pas que c’était important, supposant qu’une fois qu’elle aurait le prince, il l’aiderait à trouver sa chaussure, lui donnerait l’énergie et l’amour pour le faire.
Et pourtant, cette semelle a de l’énergie : tous les matins, elle monte sur le banc, et elle attend. Elle rêve et elle attend.
Elle se fait parfois chausse-pied, car elle aime aider les autres, ceux qui n’ont ni semelle ni chaussure, n’en ont jamais eu ou n’en ont plus. Elle se dit peut-être que les autres sont plus importants qu’elle-même (qu’elle les aide pour qu’ils l’aiment ?), que si elle aime les autres ils l’aimeront forcément, peu importe à quel point ELLE s’aime. Ce qui compte pour elle, c’est qu’elle sème. Elle sème en ceux qu’elle veut aider les graines pour qu’ils guérissent. Avec différents outils : le vent, agile, léger, qui les laisse libres. Mais parfois elle essaie de creuser elle-même le trou, et d’y mettre la graine. Peine perdue, quand la terre n’est pas prête... Car elle était convaincue que ce qu’elle avait à semer était si beau, qu’il fallait que ça prenne racine, que la terre des autres manquait vraiment de ces graines (de SES graines ?). Mais un jour on lui a dit que la terre des autres était aussi capable que la sienne, et qu’il ne sert à rien de jardiner, même les plus belles pensées, quand la terre est gelée. Car elle ne verra peut-être pas son dégel, si c’est ainsi que ça doit être... Toute terre est assez grande pour décider seule si elle est prête à laisser pousser le jardin aux fleurs inattendues dans lequel ensuite elle aimera s'épanouir. Car laisser pousser sans savoir quelles seront les couleurs et les fleurs, ça demande de grandir. Et pour grandir, il faut être prête. Quitte à attrister d’autres terres, celles qui ont supporté le vide avant l’abondance, celles qui savent que les cailloux sur les chemins renforcent les semelles, que de les avoir surmontés elles sont plus sereines. Même si elles en ont saigné, pleuré, crié, de ces (ses) obstacles qui auraient pu les arrêter, si elles n’avaient pas en elles la conviction que plus on avance, plus on rencontre la beauté, la lumière, et d’autres fertiles terres.
Et ce chemin, chacun doit le faire.

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17 novembre 2011

Envolée de mots

Ecrit en octobre (ou novembre) 2011

Les sens en courant m'épuisent, moi qui ne fais que leur courir après. Remplissez-moi cette vie qui me vide, à force d'aller sans savoir où et de voir ces bibelots qui emplissent tant d'autres d'adulescence.
A la vie moderne il manque de l'essence, quel que soit le cours du pétrole. Alors rêvons dans le métro, dans les couloirs, sur les trottoirs! A quoi bon râler sans se révolter et être survolté de ne jamais couper le courant ?

Si vous voulez être électriques, choisissez l'électricité statique!

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23 juin 2011

Quai B (écrit en mars 2008)

Qu'est B? Quai B ? Qué B ? (oune petite accent) Quai baie ? Qu'est bê ?
Qu'est P ? Qu'épéé ? Qh'hep! Hé! ?
Silence ? Cil anse ? Scie lance ?

Mais qu'est-ce que ça veut dire, tout ça ?
Expliquez-nous les mots. Pas seulement comme vous les voyez : comme vous les entendez (hante en dés ?)

Quai B. Il y a un dos, un dos majeur, large, possible abri.
Il y a l'arrêt, ré, araisonnable, mais agréable... Je n'irai pas au bout du quai.
Il y a mi, me, moi, qui n'ai de commun avec lui que l'emprunt du même train...
Pas facile de lui dire des mots. Phalange ? Pas d'alliance. Ce qui signifie peu, mais... Croche, double croche. A ses yeux je m'accroche.
Sol, où mes pieds se figent. Je suis un tournesol, tourné vers son éclat, à lui.
La voix dans le micro annonce du retard.
Si j'osais... Je lui dirais je ne sais quoi, comment il s'appelle et où il va, et si quelqu'un l'attend là-bas...
Il se lève à l'arrivée du train, s'approche du quai. Quai B. Envoûtée je le suis. Bêêêê.
Mais il n'y a que son dos, large, majeur, ignorant les notes de ma portée.

Ma mélodie secrète pleine de silences s'achève en soupir.

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08 janvier 2011

gâteaux au chocolat végétaliens

Aucune invention de ma part, plutôt un pense-bête... J'avais copié et imprimé des recettes végétaliennes, mais j'ai une fâcheuse tendance à perdre l'imprimé... Alors je copie ici!

Gâteau au chocolat végétalien

Un bon gâteau bien moelleux, presque humide et super rapide à faire.
Son mode de préparation fait qu'il y a peu de vaisselle à faire.

Recette trouvée sur le blog "Cookies madness".Je l'ai un peu modifiée en baissant le sucre.

Je vous donne les mesures américaines, et qqs équivalent en mesures françaises .
La mesure principale est la cup (tasse). On utilise aussi la tablespoon (cuillère à soupe) et la teaspoon.
Je me sers d'une cup et des cuillères achetées chez Ikéa. C'est très pratique, ainsi je pense moins de temps à faire les conversions.

1 cup = 250ml
= env. 150g de farine
= env. 200g de sucre

1 tablespoon (T ou Tblsp) = 15ml
1 teaspoon (t ou tsp) = 5 ml ...

- 1 1/2 cup de farine
- 1/2 cup de sucre (1 cup dans la recette originale)
- 1/4 de teaspoon de sel
- 1 tsp de bicarbonate
- 1/4 de cup de cacao en poudre non sucré
- 6 Tbsp d'huile neutre
- 1 Tbsp de vinaigre blanc
- 1 tsp d'extrait de vanille
- 1 cup d'eau froide

Préchauffer le four.
Prendre un moule carré de 20 cm de coté.
Mettre dans ce moule la farine, le sel, le sucre, le bicarbonate et le cacao. Mélanger.
Faire 3 creux.
Dans un verser l'huile, dans l'autre le vinaigre et dans le troisième la vanille.
Verser l'eau froide par dessus et bien remuer avec une fourchette ( faire attention aux coins qui ne sont pas faciles à atteindre ).
Faire cuire 30 à 40mn ou jusqu'à ce qu'un cure dent inséré dans le gâteau ressorte sec.
glaçage au chocolat vgl :
- 1/3 de cup de crème de soja liquide
- 112g de chocolat noir dessert Nestlait
- 2 cs de sirop de maïs foncé ou clair (mis du malt d'orge liquide à la place)
- 2 Tbsp de margarine (4 dans la recette originale)
- 1/2 tsp d'extrait de vanille
(1/4 de cup de sucre glace, que je n'ai pas mis)

Faire chauffer la crème à feu doux. Eteindre le feu, ajouter le chocolat haché et mélanger jusqu'à ce que ce soit homogène.
Transférer dans un bol. Laisser refroidir à température ambiante .
Ajouter le sirop de maïs et la margarine ramollie. Battre à l'aide d'un fouet électrique, en ajoutant peu à peu le sucre glace.
Le mélange s'épaissira un peu.
Répartir le glaçage sur la gâteau.

source : http://blog.aufeminin.com/blog/seeone_19965_1707682/Vegemiam-blog-de-recettes-vegeta-iennes/Crazy-cake-gateau-au-cacao-vgl
J'ai fait ce gâteau plusieurs fois, et effectivement il est bon, pour ceux qui n'ont pas l'habitude des gâteaux sans oeufs aussi!

Voici une autre recette que je n'ai pas encore testée, mais qui n'a pas l'air mauvaise :

gâteau au chocolat, sans lait, sans beurre et sans œufs – pour 10/12 personnes ou pour 24 cupcakes
_ingrédients_
• 2 tasses 1/4 de farine fluide
• 2 tasses de sucre de canne
• 1 tasse de cacao en poudre
• 2 cuillères à café de levure
• 1/2 cuillère à café de sel
• 1 cuillère à soupe d’extrait de vanille
• 2/3 tasse d’huile de colza de type Isio4 (celle que j’ai utilisé)
• 2 cuillères à café de vinaigre de cidre
• 2 tasses d’eau froide

_préparation_
> préchauffer le four à 180° – beurrer et fariner 2 moules à manqué ou mettre des caissettes dans le moule à muffins
> dans un saladier, tamiser le cacao et ajouter tous les ingrédients secs : farine, sucre, cacao, sel, levure – mélanger
> dans un autre saladier, mélanger tous les ingrédients liquides : vanille, huile, vinaigre, eau
> verser ce mélange dans le mélange “sec” et remuer jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène
> attention à ne pas trop remuer. Votre pâte aura une consistance très humide, mais c’est normal
> verser la pâte dans les moules beurrés et farinés ou dans les caissettes
> enfourner 30 minutes pour les moules à manqué / 25 minutes pour les cupcakes
> vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau – elle doit ressortir sèche
> sortir les moules du four et laisser refroidir une quinzaine de minutes

source

Quand je testerai, je réduirai la quantité de sucre.

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04 janvier 2011

Mes actus.

Il y a longtemps que je n'ai pas écrit ici...
Les nouvelles neuves et pas trop neuves : je suis partie en voyage 5 mois, en vadrouille en France. J'ai vu des lieux magnifiques et rencontré des gens sympas. Vécu de drôles d'aventures aussi. Vécu pour moi, en faisant à peu près ce que je voulais... Adorable liberté!

Depuis le 30 novembre, je fais un volontariat de service civique : je m'occupe de personnes qui ont un handicap mental ou une grande fragilité psychologique. Ca paie peu et peu de temps libre, mais ça me plait. Peut-être que c'est dans ce domaine que je voudrai travailler, il est trop tôt pour le dire.

Il y a 1 an, j'étais en train de me faire licencier. Il y a 2 ans, j'étais tranquillement au bureau du lundi au vendredi, et faisais la fête presque tous les soirs.
Alors comme les choses changent, je ne sais pas encore où j'en serai dans 1 an. Peut-être encore ici, peut-être déjà ailleurs.

Si vous êtes sages, ou si je prends le temps, je vous raconterai un peu de mon voyage.

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29 octobre 2010

archives du voyage avril-sept 2010

Sept 2010 : I'm now in Saint-Genis-Laval, looking for a job. So I consider that my travel is finished :)

("Saint-Sulpice-les-Champs" is in fact Le Perchay, Val d'Oise, Ile-de-France. But couchsurfing does not know this small village...)

"Chauray, Poitou-Charentes, France"
is in fact La Cellette, Creuse, France
Couchsurfing has problems with small villages :)

next step : Castillonnes, near Bergerac
"Bordeaux" is in fact Castillones, near Bergerac  :)
"Fronsac" is still Castillonnes... :)
"Remalard, Lower Normandy, France ..." is in fact Le Perchay, Val d'Oise
couchsurfing localisation engine does not like rural surfing...^^
Maybe I should go to the places CS thinks I am, just to see what it will write ?

Sorry, no couch available.
We may meet for a coffee or a drink, maybe, one day.

29/07 : next destination is Loc Miquélic, near Lorient (Brittany). The following of the trip is not planned, except in Charente-Maritime from the 22d of August on.

19 Aug : I arrived in La Rochelle yesterday, it was my first time hitch-hiking, nice experience, I will hitch-hike again :)
Since the 22d , I am volunteer in a natural park, to observe birds (réserve naturelle de Moëze-Oléron).
5 days in Bordeaux are planned, then Pyrénées-Atlantique from the 10th of Sept to the 10th of October. After that, I'll see.

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24 mars 2010

Courir à la source

Ecrit en août 2004

 

Les mains liées le coeur ballant. Les mot me mènent doucement. Il pleut. J'ouvre la fenêtre, j'ai froid.
Où es-tu ? "Je suis là." . Non tu n'y es pas. Je t'attends. Et regarde passer les nuages blancs. Lis Lilas. Fleurs du ciel. Fleurs de bleu...
Souffle. Respire . Ecoute. Tu entends ? "Quoi ?" Tout. Le ciel, les oiseaux, le vent. Au loin un homme court dans les champs. Il est grand il a peur. Poursuivi par les années il fuit... Mais le temps le rattrapera, on n'échappe pas à son passé. "Elle", pense-t-il en haletant dans sa course éperdue, perdue. Ses yeux de cristal l'ont envoûté.
Son souffle est court. Sa vie aussi ? Il est condamné. Mourir de souffrance. Quand on a tant aimé, la vie ne sert plus.
Courir... Encore plus vite... Vers la cascade. Où ils s'étaient tant de fois retrouvés... Il plongerait, serait probablement assommé par un rocher...
On dit que la noyade est une mort douce. L'eau s'engouffre tout doucement dans le corps, infiltre les poumons...
Mais à quoi bon courir pour aller mourir ? Pour oublier qu'il a mal.Justement... Un point de côté. Mais ça fait toujours moins mal qu'un point de coeur, de ce mal qu'on attrape lorsque le coeur a battu trop vite, trop fort, sans prévenir...

Il arrive à la cascade. Autour, des arbres, de l'herbe. Rien. Si... Elle. Elle est là. Il stoppe sa course. Elle songe, semble mélancolique, le regard dans le vide, adossée à leur arbre.
Entendant son souffle, elle le regarde. "J'ai eu tort". Puis elle se tait. Ne sait plus quoi dire. 
Il s'assied. Il se regardent. Se sourient timidement. Se rapprochent, à fleur de lèvres.

Il ne mourra pas ce soir, son coeur le lui murmure.

 

 

[je ne sais pas du tout pourquoi j'ai écrit une histoire qui commence aussi mal... Je devais être dans une période très romantique...] 

 

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23 mars 2010

Sous le béton, désarmée...

Avant, j'étais fragile en ville. 
Je détestais qu'on me bouscule, qu'on aille vite trop près de moi, frôler une main accrochée près de la mienne dans le métro, qu'on me parle quand je m'étais évadée sur mon nuage.

Et puis, je m'y suis habituée. Mais en apparence seulement. Parce que ma douce bulle s'ébréchait trop, au risque de se briser parfois... Parce que la ville est ainsi, et que Paris est souvent sur mon passage. 

J'ai plongé dans le béton. Ca isole bien, le béton. C'est froid mais ça isole. Et ça désole, aussi... Mais qui s'en soucie ?
La Nature qui vit face à la ville morte et figée ? Qui laisse-t-on s'exprimer ?
La ville. Parce que l'homme la construit. Parce qu'il contrôle tout, qu'il y bâtit maisons, avions, métros. Parce que ce qui est sauvage n'ose pas s'approcher. Béton, lumières artificielles et klaxons font aussi bien que le feu de bois contre les prédateurs. Mais c'est moins fatigant. Et l'homme est devenu tout-puissant : il s'est donné les moyens d'être en bout de chaîne alimentaire. Même si désarmé face à un lion affamé, il ne ferait pas long feu. Mais ce n'est rien : l'homme a fait dieu à son image. Dieu règne au ciel, l'homme règne à terre.

Etouffant, ce béton. Fou, ce monde. Et moi, rêveuse idéaliste. Incompatibilité d'humeur et de matière : c'est qu'en dessous, je suis de chair! De sang! de rêves! C'est qu'au-dela de ce béton, de ce confort inutile, il y a du sang, de la chair en lambeau, de la guerre pour des terres ou piller des richesses...

La porte est ouverte mais n'entrez pas : je me sentirais nue devant vous.
Le monde a la tête à l'envers. Alors j'ai la tête à l'endroit, vers la terre.

Maintenant, je suis fragile en ville. 

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08 mars 2010

Le régime casserole

Moi z'aussi, je veux inventer un régime miracle, écrire des livres, et me faire plein de sous!!!

Je lance d'ailleurs une nouvelle méthode, pour vous, mesdames et mesdemoiselles, qui après avoir perdu vos kilos grâce à un confrère ou une consoeur, voulez faire mincir votre homme...

le régime CASSEROLE !


technique numéro 1 : l'endormir avant le dîner, et économiser le repas du soir.

Préparez-lui l'apéro pour son retour du travail. Je conseille des cocktails du type : vodka-fleur d'oranger-tisane à la camomille ou encore kir-verveine. Pour plus d'efficacité, tamisez la lumière et diffusez une huile essentielle apaisante, de lavande par exemple.

Invitez-le à s'installer sur le canapé, ou dans la chambre sur le lit (attention, l'installer dans la chambre risquerait de le rendre méfiant) pendant que vous préparez à manger. Evitez d'ajouter des épices telles que du gingembre à votre préparation, à cause des vertus stimulantes.
Si tout se passe bien et qu'il a eu une journée épuisante, il devrait se sentir fatigué. Proposez-lui d'aller se reposer, que vous le préviendrez quand le repas sera prêt.
Si le cocktail et la diffusion d'huile essentielle ne l'embrume même pas, Et s'il ne s'endort pas, assommez-le avec une casserole. Calories évitées : toutes celles cachées dans son repas du soir.

technique numéro 2 : chaleur humaine

Enfilez une tenue sexy avant son retour du travail. Cachez des aliments sains et légers sur votre corps (rondelles de carottes, morceaux de courgette, de tofu...). Quand il arrive, prenez votre voix la plus sensuelle et dites-lui que vous serez sa table pour manger, et que ce soir le repas se fera dans la chambre. Pour le dessert, sortez la chantilly allégée que vous aurez préparée au préalable.

technique numéro 3 : on ne mate pas la bouche pleine

Déshabillez-vous devant lui pendant son repas, mais seulement quand il ne mastique pas : comme il faut 20 minutes pour que la sensation de satiété arrive et qu'il devrait manger plus lentement car distrait, il devrait avoir besoin de manger moins que d'habitude.
Si malgré tout il mange plus que de raison,
gardez une casserole à disposition pour l'assommer.

technique numéro 4 : un ami qui vous veut du bien

Si ces méthodes ne fonctionnent pas ou que vous rentrez du travail plus tard que lui, vous pouvez demander l'assistance d'un ami commun, afin qu'il l'appelle pour occuper l'homme jusqu'à ce que vous rentriez du travail. Vous pouvez même demander l'assistance de sa mère.
Lorsque vous rentrez du travail, dites quelque chose, suffisamment fort pour que l'interlocuteur de l'homme entende que vous êtes rentrée et termine la conversation. Si l'homme dit qu'il meurt de faim et qu'il se dirige vers le frigo en vous demandant ce que vous voulez manger, assommez-le avec une casserole. Si la casserole est hors d'atteinte,frappez-le avec votre sac à main de manière à ce qu'il soit sonné, puis allez chercher la casserole et frappez-le avec.
Prévenez quelqu'un qui habite à proximité de chez vous que vous menez un régime casserole, et qu'il devra être prêt à venir sonner si vous l'appelez : n'oubliez pas que l'homme peut ne pas entendre le téléphone ou ne pas avoir envie de décrocher.
Bien évidemment, vous n'êtes pas obligée de prévenir vos complices de la raison de votre demande, vous pouvez prétexter qu'un appel ferait plaisir à l'homme.

technique numéro 5 : l'agression à l'arme à queue

Mettez un bas sur votre tête ou autre chose pour cacher votre visage et attendez-le sur le chemin du retour chez vous, munie d'une casserole. Assommez-le avec la casserole à quelques mètres de la porte d'entrée. Puis traînez-le à l'intérieur de chez vous (demandez l'assistance de quelqu'un si possible ou faites de la muscu quelques jours avant), installez-le sur le lit pour la nuit. Dînez, faites votre vie. Laissez la porte de la chambre ouverte et placez une casserole de porte dessus : si l'homme souhaite sortir, il ouvrira davantage la porte et sera assommé par la casserole qui ne manquera pas de tomber. 


Si au bout de quelques jours il émet quelques doutes, prétendez que vous ne voyez pas de quoi il veut parler et remplacez la casserole par une motte de beurre. S'il développe une phobie des casseroles, proposez-lui, par amour, de faire cuire les dîners au cuit-vapeur.


S'il s'agissait d'une méthode sérieuse et que je voulais me faire plein de sous, je créerais les produits dérivés suivants :

- savoir assommer avec une casserole sans traces ni traumatismes
- la casserole somnifère, à l'extrait de camomille
- la casserole de porte
- le mélange fleur d'oranger-camomille-vodka pour somniféritifs 
- le guide des conversations téléphoniques pour occuper monsieur quand madame est à l'extérieur
- la motte de beurre à manche pour phobique des casseroles.  

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