Ecrit en août 2004

 

Les mains liées le coeur ballant. Les mot me mènent doucement. Il pleut. J'ouvre la fenêtre, j'ai froid.
Où es-tu ? "Je suis là." . Non tu n'y es pas. Je t'attends. Et regarde passer les nuages blancs. Lis Lilas. Fleurs du ciel. Fleurs de bleu...
Souffle. Respire . Ecoute. Tu entends ? "Quoi ?" Tout. Le ciel, les oiseaux, le vent. Au loin un homme court dans les champs. Il est grand il a peur. Poursuivi par les années il fuit... Mais le temps le rattrapera, on n'échappe pas à son passé. "Elle", pense-t-il en haletant dans sa course éperdue, perdue. Ses yeux de cristal l'ont envoûté.
Son souffle est court. Sa vie aussi ? Il est condamné. Mourir de souffrance. Quand on a tant aimé, la vie ne sert plus.
Courir... Encore plus vite... Vers la cascade. Où ils s'étaient tant de fois retrouvés... Il plongerait, serait probablement assommé par un rocher...
On dit que la noyade est une mort douce. L'eau s'engouffre tout doucement dans le corps, infiltre les poumons...
Mais à quoi bon courir pour aller mourir ? Pour oublier qu'il a mal.Justement... Un point de côté. Mais ça fait toujours moins mal qu'un point de coeur, de ce mal qu'on attrape lorsque le coeur a battu trop vite, trop fort, sans prévenir...

Il arrive à la cascade. Autour, des arbres, de l'herbe. Rien. Si... Elle. Elle est là. Il stoppe sa course. Elle songe, semble mélancolique, le regard dans le vide, adossée à leur arbre.
Entendant son souffle, elle le regarde. "J'ai eu tort". Puis elle se tait. Ne sait plus quoi dire. 
Il s'assied. Il se regardent. Se sourient timidement. Se rapprochent, à fleur de lèvres.

Il ne mourra pas ce soir, son coeur le lui murmure.

 

 

[je ne sais pas du tout pourquoi j'ai écrit une histoire qui commence aussi mal... Je devais être dans une période très romantique...]