18 février 2008
Quelques règles de jeu d'échecs...
Je vois dans les mots-clés que certains aimeraient savoir comment on va à dame, ou comment on récupère une pièce, ou si on peut manger le roi... Alors hop! Petit cours d'échecs, rapide, sur ce qui semble vous préoccuper.
Un échiquier comporte 64 cases sur lesquelles il y a, au début de la partie, 32 pièces : 8 pions + 8 pièces légères/lourdes et roi (2 tours, 2 cavaliers, 2 fous, la dame, le roi) aussi bien chez les noirs que chez les blancs.
La dame se place "sur sa couleur" : une dame blanche se place sur la case blanche centrale de sa rangée. Une dame noire sur la case noire, en face de la dame blanche de toutes façons. Le roi se place sur la case voisine. De gauche à droite, chez les blancs (qui se placent sur les colonnes 1 et 2, voir chiffres et lettres sur les côtés de la plupart des échiquiers), on a : tour cavalier fou dame roi fou cavalier tour. Et un pion devant chaque pièce. La case la plus proche d'un joueur, tout à droite, doit être une case blanche, sinon c'est que l'échiquier est mal fichu.
On ne mange pas le roi. Sauf en blitz chez les disons euh... bourrins, et en parties amicales uniquement. Mais dans un tournoi de blitz, prendre le roi sera considéré comme un coup illégal et occasionnera la perte de la partie pour celui qui a mangé le roi. Alors qu'il suffit de dire à l'adversaire qu'il a perdu car son roi était en échec et qu'il n'a pas paré l'échec.
Pour récupérer une pièce, il faut amener un pion à promotion, c'est-à-dire le faire avancer jusqu'à ce qu'il soit arrivé sur la rangée tout au bout de l'échiquier et donc qu'il ne puisse plus avancer. Au moment où on pose le pion sur la dernière case, on peut le remplacer par n'importe quelle pièce de sa couleur, sauf le roi. Si on choisit une dame mais qu'on a toujours la sienne sur l'échiquier, on peut prendre une tour retournée ou une pièce, ou ce qu'on veut pour représenter la deuxième dame. Mais attention!!! En tournoi, une tour renversée reste une tour, il faut donc arrêter la pendule (cet appareil qui mesure le temps de réflexion des joueurs et est, selon les parties, amie ou ennemie...), appeler l'arbitre et lui demander une dame. On peut aussi choisir une autre pièce, mais la dame étant la pièce la plus polyvalente, c'est généralement elle qui est choisie. [mais bien évidemment, si en choisissant une dame on met l'autre pat il vaut mieux choisir une autre pièce].
__________
Autres règles/trucs et astuces, parfois méconnus :
quand il n'a jamais bougé, un pion peut avancer d'une case ou de deux cases. MAIS contrairement à ce que certains croient, on ne peut pas avancer 2 pions d'une case en un seul coup, au lieu d'en avancer un de 2 cases.
Un pion mange en diagonale, mais il y a un cas où il peut manger un pion qui passe à côté de lui, on appelle ça "la prise en passant" : quand un pion avance de 2 cases parce qu'il n'a jamais bougé et se retrouve sur la même rangée qu'un pion immédiatement voisin, quand c'est à lui de jouer l'adversaire peut prendre le pion qui a avancé de 2 cases "en passant". Il atterrira sur la case en diagonale par rapport à lui, mais aura pris au passage le pion qui se trouvait à côté. La prise en passant n'est possible que quand le pion adverse vient d'être avancé de 2 cases. On ne peut pas dire, 10 coups après "ah au fait, je prends ce pion en passant".
Un fou qui est sur case blanche au début de la partie restera toute la partie sur cases blanches. Même chose pour un fou noir. Mais bon, c'est logique, le fou se déplaçant en diagonale.
Un cavalier, s'il est sur une case blanche, atterrira au coup suivant sur une case noire. Et atterrira sur une case blanche s'il se trouve sur une case noire.
Mater avec 2 fous, c'est possible. Mater avec un cavalier et un fou, c'est possible aussi. Mais il faut savoir comment s'y prendre.
30 janvier 2007
variantes autour d'un échiquier
Je vais vous présenter ici des variantes du jeu d'échecs généralement bien connues des joueurs réguliers, mais je vous apprendrai peut-être quelque chose si ce n'est pas le cas :). Tous ces jeux se jouent en général dans la joie et la bonne humeur puisqu'il s'agit le plus souvent de se détendre après une compétition ou entre potes le soir.
-le blitz à 4 : 4 joueurs, 2 pendules, 2 échiquiers. Soient les joueurs A,B,C et D (ou Arthur, Brice, Christophe et David si vous préférez).A et B sont dans la même équipe; A a les blancs et B les noirs. Par conséquent C et D sont dans la même équipe et C se trouve face à A, alors que D se trouve face à B (pour les couleurs de chacun ==> déduction logique). Les pendules sont situées à l'extérieur des échiquiers pour ne pas gêner. Les parties se jouent en même temps, mais lorsqu'on prend une pièce à son adversaire, on la donne à son coéquipier qui peut la poser n'importe où sur l'échiquier au lieu de jouer un coup avec une pièce en place. Evidemment, on ne peut placer n'importe quelle pièce n'importe où : on ne peut placer un pion sur la première ou la dernière rangée par exemple.
Il faut faire attention à ce que l'autre récupère comme pièces et donc ce qu'il peut poser sur l'échiquier. Il faut également faire attention à l'avantage que pourrait procurer sur l'échiquier voisin l'apparition de telle pièce... Lorsque sur l'un des échiquiers un joueur est à un coup de se faire mater, il arrive fréquemment qu'il arrête de jouer (et donc le temps s'écoule jusqu'à ce que le drapeau tombe ou que la partie se finisse sur l'échiquier voisin). Il existe des variantes de ces règles : certains autorisent par exemple à poser un pion sur la 7éme rangée (donc à un coup de la promotion) ou à "poser mat"("je pose la dame sur cette case : échec et mat!").
exemples de conversations dans ce jeu :
"donne-lui ta pouf contre son bourin, j'en ai besoin" ("pouf" = dame, "bourin" = cavalier)
"quoi, c'est tout ?" ( par exemple lorsque l'adversaire vient de récupérer une dame et que nous on ne récupère qu'une petite pièce du genre cavalier, ce qui signifie que le coéquipier s'est fait manger sa dame par une pièce qui vaut bien moins)
- le qui perd gagne : les pièces se déplacent comme d'habitude, mais le but change : il ne faut pas mater mais réussir à se faire prendre toutes ses pièces, y compris le roi. Lorsqu'une pièce est en prise, on est obligé de la prendre. Lorsque plusieurs pièces sont en prise, on choisit celle qu'on veut prendre. Lorsqu'un pion arrive à promotion, on peut demander un roi. Si l'un des joueurs a le trait, qu'il lui reste une pièce mais qu'il ne peut pas jouer, il y a pat.
exemples de conversations : "nan nan, tu ne peux pas jouer ça... *montrant la pièce en prise* Allez bouffe!"
- le condichess : alliant sport et réflexion. Les règles sont ordinaires, mais la pendule est un peu éloignée de la table de jeu, du coup il faut se lever et courir jusqu'à la pendule dès qu'on a joué son coup. La distance à laquelle se trouve la pendule dépendant du sadisme des organisateurs :p (Bien évidemment il faut mettre un temps réaliste, une minute contre une minute ne conviendrait pas)
exemples de conversation : euh... vaut mieux garder son souffle pour aller appuyer sur la pendule.
A noter : jeu potentiellement dangereux pour la pendule, il faut faire attention à ne pas la faire tomber. Potentiellement dangereux pour soi si on fait une mauvaise chute.
- Echecs et miam (je ne suis pas sûre que ce nom soit "officiel", en tous cas c'est comme ça que ça s'appelle dans mon club) : chaque joueur joue 2 coups d'affilée (je crois qu'il y a une exception pour le premier coup où les blancs n'ont droit qu'à un seul coup, enfin je ne sais plus, je n'y ai jamais joué en fait). Il faut donc prévoir les coups où l'adversaire prend une pièce puis se sauve pour qu'on ne puisse pas le remanger derrière... Cette variante est probablement particulièrement difficile.
- je ne sais pas comment ça s'appelle : un échiquier pour 4 joueurs. 2 joueurs par équipe. Chaque joueur joue un coup à tour de rôle, mais les joueurs d'une même équipe n'ont pas le droit de se concerter avant de jouer un coup. Ce qui fait que l'un des joueurs peut commencer à jouer une suite de coups gagnante qui sera rendue impossible par le coup ensuite joué par son coéquipier.
exemples de conversation : "non mais qu'est-ce que c'est que ce coéquipier?!?"
(pour ma part je n'ai jamais eu l'occasion de jouer à Echecs et miam ou au condichess)